-Les stéréotypes sont une généralisation appliquée à un groupe entier de personne, sans tenir compte des différences individuelles

Il s’agit d’idées reçues, d’opinions toutes faites, plus ou moins partagées par une population données.

Le stéréotype nait d’une généralisation à partir d’une ou plusieurs caractéristiques d’un groupe. Ils peuvent être positifs ou négatifs.

Des croyances, des idées, un ensemble de convictions socialement partagées sur les caractéristiques des groupes et de leurs membres : traits de comportement, valeurs, apparence physique, traits psychologiques, intellectuels, moraux, capacités physiques ou rôles sociaux, groupe de manière simplificatrice, à titre permanent et généralisée à tous les membres du groupe.

C’est donc « une image » qui s’intercale entre notre perception du monde et sa réalité, des « raccourcis » de la pensée.

Il applique une définition unique à tous les membres de ce groupe et ne tient pas compte des différences individuelles. « Elles sont tous pareils ». Cette généralisation abusive, à partir de singularités observées, a pour but de simplifier la réalité.

Les stéréotypes nous permettent de classer, d’ordonner les individus et les groupes pour
donner un sens au monde qui nous entoure.

Par exemple, ont dit que les français sont accueillants. Cela revient à généraliser de façon abusive, car tous ne le sont pas.

Quelques exemples de stéréotypes

  • Les femmes noires portent des perruques
  • Les noirs mangent du poulet toute la journée
  • Les rastas sont des drogués

On distingue parfois le stéréotype du préjugé, entendu au sens péjoratif d’une « opinion hâtive et préconçue souvent imposée par le milieu, l’époque, l’éducation, ou due à la généralisation d’une expérience personnelle ou d’un cas particulier ».

Il fonde le préjugé qui lui généralise, modifie le comportement (ce qui peux aller jusqu’à la discrimination).

Les stéréotypes sont inévitables et font parties de notre héritage culturel.

« Toutes les généralisations sont fausses, y compris celle-ci« . Alexander Chase

Ces croyances ont de nombreuses fonctions sociales : en catégorisant les « autres », elles permettent de définir les contours d’un « nous ».

En les stigmatisant, elles valorisent l’appartenance au groupe. En accentuant les similitudes de ses membres, elles renforcent la cohésion sociale.

Celle-ci se fait toutefois au détriment des personnes extérieures au groupe.

Les stéréotypes justifient ainsi les attitudes discriminatoires, racistes, xénophobes. Les populations les plus stigmatisées se défendent souvent en produisant elles-mêmes des stéréotypes concernant des groupes qu’elles situent dans une position inférieure à la leur dans l’échelle sociale.

Certains noirs sont très virulents à l’égard des « migrants » et « sans-papier ». Alors même qu’eux sont issus de l’immigration, vivant dans des conditions précaires.

Ils se moquent de la pauvreté, et reprochent aux seconds de venir en Europe pour y « voler le travail » et « se marier pour les papiers ».

Si j’ai une mauvaise expérience avec un entrepreneur de la communauté, la première réaction, impression de mon cerveau à ma prochaine rencontre avec un entrepreneur noir sera probablement consciemment négative.

C’est ainsi que le cerveau fonctionne : catégoriser et généraliser, c’est-à-dire utiliser des stéréotypes.

Cependant, nul n’est obligé de rester sur ses expériences premières et de les généraliser en mettant en oeuvre des mécanismes de blocage systématique.

Si le stéréotype est inévitable, le préjugé a un caractère moral dont on peut se délester, au moins en partie, en élevant sa conscience.

La généralisation abusive fait des dégâts, dans la communication et dans la relation aux autres et à soi même.

A force de se répéter que tous les hommes noirs sont dénigrants, on a des chances de finir par y croire. Et donc ne pas voir ceux qui ne le sont pas.

Les convictions limitantes naissent de généralisations abusives que nous créons nous mêmes, que nous relayons par mimétisme, en nous appropriant celles véhiculées autour de nous.

Quand nous tirons une conclusion générale face à un comportement récurrent, il y a de fortes chances de le lier à l’identité de la personne.

Que faire ?

Il faut se souvenir que toute envie de généraliser révèle d’une émotion négative, d’une mauvaise expérience.

Repérez vos propres raisonnement inductifs abusifs, pour remplacer par des pensées et discours plus objectifs, qui vous aidera à avoir une communication plus assertive.

  • Dans quelle mesure faites-vous des généralisations ?
  • Qui concernent-elles, précisément, et en rapport avec quel comportement ?
  • Quelle émotion ressentez-vous face à ce comportement ?
  • Quel discours tenez-vous à ce moment-là ?
  • Que serait-il plus juste de dire ?
  • Quelle demande réelle avez-vous à faire ?
  • Comment la formuler de façon assertive ?
  • Quand allez-vous formuler cette demande ?
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« Si nous, en tant que peuple, réalisions la grandeur à partir de laquelle dont nous sommes venus, nous serions moins susceptibles de nous manquer de respect. » – Marcus Garvey